De Cognac à Pons



Pons, Hôpital des Pèlerins


    A la sortie de Cognac, prendre la route de Pons par Salignac-sur-Charente, au confluent du fleuve avec le Né. A Pérignac, l'oeil est attiré par la superbe façade de l'église, sculptée dans le style roman saintongeais le plus pur. Près de là, le petit village de Saint-Seurin-de-Palenne vaut autant pour son patrimoine que pour le cadre qui lui sert d'écrin. Un peu plus loin, l'église romane charentaise de Bougneau s'embellit d'un choeur et d'un avant-choeur remarquables.

     Féodale par son puissant donjon du XIIe siècle dominant la vallée de la Seugne, catholique fervente dont l'Hôpital des pèlerins marquait l'étape sur la route compostellane, Pons devint, après 1598, l'un des bastions du protestantisme. Au nom de la cité, qui arbore l'anguille pour emblème, s'attachent ceux d'Agrippa d'Aubigné et d'Emile Combes : l'un poète, humaniste et calviniste enragé ; l'autre, docteur en théologie, maire de la ville et politicien aguerri.



Vocation d'accueil


    Le chemin de Tours, l'un des quatre itinéraires vers Saint-Jacques-de-Compostelle, passait par Pons puis descendait vers Bordeaux. Le long passage voûté reliant l'Hôpital des pèlerins à l'ancienne église en faisait une halte "sûre et pacifique". De chaque côté de ce passage aux murs gravés de graffiti, des bancs de pierre offraient aux marcheurs un moment de repos.




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De Pons à Mirambeau



     L'itinéraire franchit la Seugne, met cap à l'ouest vers Givrezac, où l'église abrite un riche bestiaire sculpté. Dans l'iconographie romane, les activités quotidiennes des fidèles figurent souvent sous forme de représentations symboliques à l'instar de tonneaux, de pampres et de grappes.
     Parcours viticole donc, jusqu'à Saint-Germain-sur-Seudre où, après la traversée d'une langue forestière, le paysage change aux abords de Saint-Fort-sur-Gironde : village perché que rehausse le clocher de l'église surmonté d'un dôme. L'imagerie romane peuplée de poissons, pêcheurs et sirènes sculptés y témoigne de l'imaginaire ainsi que du vécu des populations médiévales.



Château de Beaulon

    La route suit la crête viticole vers Saint-Dizant-du-Gua, où le domaine du château de Beaulon, célèbre pour ses fontaines bleues, produit d'excellents pineaux et cognacs. Elle traverse Saint-Thomas-de-Conac, Saint-Sorlin-de-Conac et Saint-Bonnet-sur-Gironde : à gauche, le regard balaie les coteaux du vignoble charentais au-delà duquel se déploie celui des côtes de Blaye ; à droite, il survole la falaise qui borde le vaste lit estuarien pour embrasser, sur l'autre rive, les océans de vigne duMédoc.



Carrelet
Carrelet

    Des hauteurs de Saint-Fort-sur-Gironde, une petite route descend vers Port-Maubert, amour de village portuaire où sont amarrées les yoles et les filadières des pêcheurs. Autre aspect de l'activité estuarienne : le Pôle nature de Vitrezay, accessible à partir de Saint-Bonnet-sur-Gironde.
    Avec ses carrelets sur pilotis, ses sentiers d'observation des oiseaux aquatiques et migrateurs, ses expositions pédagogiques et ses propositions ludiques, ce site protégé offre un aperçu des ressources naturelles d'un milieu exceptionnel.



    En Charente-Maritime ainsi qu'en Gironde - en suivant la rive droite de Blaye à Bourg - quantité de manifestations culturelles, artistiques, conviviales et sportives se succèdent en toutes saisons pour animer à bon escient les sites de l'estuaire.

    S'il arrive à l'anguille, l'alose et la lamproie de se laisser désirer, elles régalent d'autant mieux l'amateur que, frais pêchées, elles sont cuisinées et servies avec art. Il en va de même pour le maigre, placé audessus du bar par les gourmets avisés. Quant aux précieuses pibales et au créa, esturgeon charentais dont les oeufs égalent le caviar, ils sont gourmandises de roi. Melons, asperges et agneaux de l'estuaire concourent à enrichir le menu.




Port Maubert

    

      En concurrence favorable vis-à-vis de Bordeaux et La Rochelle, le port de Mortagne-sur-Gironde, situé en aval de Port-Maubert, fut un lieu d'embarquement privilégié pour l'expédition des eaux-de-vie de cognac, en partance notamment vers l'Irlande, mais aussi dans le reste de l'Europe et au delà.



    Après Saint-Bonnet-sur-Gironde, la piste s'éloigne de l'estuaire et repart dans les terres au gré des vallons et collines de Saint-Georges-des-Agouts et Semoussac. Déjà, Saint- Martial-de-Mirambeau annonce la dernière étape de l'itinéraire "le cognac, la pierre et l'estuaire". Juchée sur une éminence, la commune au nom évocateur de Mirambeau jouit d'un horizon illimité sur l'estuaire de la Gironde, les marais, les coteaux viticoles et les espaces boisés de la Saintonge. A la croisée des influences maritimes et terrestres, elle dégage une séduction discrète et cultive un art de vivre dont la gastronomie est l'un des fleurons.



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