De Cognac à Châteauneuf
Abbaye Châtres
Abbaye de Châtres

    

    
    Quittant Cognac par le pont voisin du château, la piste se coule le long de la boucle fluviale qui enlace la cité des eaux-de-vie jusqu’à Boutiers-Saint-Trojan. Elle se glisse vers Saint-Brice, où la Charente fait la belle devant son château. Sur le coteau, un dolmen veille sur le logis de Gardépée et son pigeonnier. Ici, le hors-piste est recommandé pour admirer l’abbaye de Châtres, fleuron de l’art roman saintongeais dans son environnement bucolique.

Le brûlot charentais


Remplir sa tasse de café refroidi et la poser dans une soucoupe creuse. Verser le cognac dans la soucoupe contenant deux sucres. Tamiser les lumières et enflammer les sucres. Laisser flamber. Mélanger le contenu de la soucoupe à celui de la tasse et déguster. Mais attention aux faïences délicates qui risquent de ne pas résister : il existe à cet effet des tasses à queues poêlon et des coupelles creuses en grès émaillé “spécial brûlot”.


Ecluse Jarnac
Ecluse de Jarnac

    Entre Saintes et Angoulême, le passage d’une quinzaine d’écluses rythme la navigation des plaisanciers. Ces ouvrages d’art permettent aux embarcations de franchir les dénivellations du fleuve. Aménagées au XVIIIe siècle, les écluses activèrent les échanges économiques entre le littoral et l’intérieur des terres.
 
    Aujourd’hui, la navigation de loisir relaie le trafic des gabares. Plusieurs établissements de location fournissent des bateaux équipés pour la croisière fluviale. Quant aux sportifs, ils ont toute latitude pour manier la pagaie, l’aviron ou... la canne à pêche. A la tombée de la nuit, les amateurs de sensations insolites apprécient   les descentes du fleuve en canoë, proposées chaque été.  



Pirogue à remonter le temps


     C’est à Bourg-Charente, en 1979 que deux plongeurs amateurs découvrirent une pirogue néolithique gisant dans le lit du fleuve. Cette embarcation préhistorique, fabriquée dans un tronc d’arbre évidé à l’aide d’outils de pierre, est visible au musée de Cognac.


La Charente à Jarnac
La Charente à Jarnac


    Si le cognac s’était appelé “jarnac”, la petite ville que baigne la langoureuse Charente serait-elle restée si sereine ? Jarnac doit sa prospérité à ces grands noms du négoce que sont Courvoisier, Hine, Delamain, Royer. Longtemps les maillets des tonneliers résonnèrent à travers les ruelles. Les chais, ouverts sur les quais, virent les précieux fûts s’embarquer vers de lointains rivages.
 
    L’office de tourisme y propose le circuit historique du vieux Jarnac,  tel que le décrit Jacques Chardonne dans “Les Destinées sentimentales”. L’écrivain fut l’ami des frères Delamain, hommes de plume issus du négoce jarnacais. La cité natale du président Mitterrand fut aussi la patrie de Pierre Boujut, tonnelier poète qui créa la revue littéraire “La Tour de Feu”.

 

Le coup de Jarnac


D’un coup d’épée inattendu mais loyal, Guy Chabot, baron de Jarnac, sectionna le jarret de François de Vivonne, seigneur de la Châtaigneraie, qui en mourut. Le duel qui opposait ces courtisans de François 1er, eut lieu en 1547 au château de Saint-Germain-en-Laye
 
A l’instar du Marathon du cognac, qui se court au mois de novembre au départ de Jarnac à travers le vignoble, ce sont aujourd’hui des compétitions pacifiques qui font vibrer la ville.   



   
     Le Circuit du chêne
, proposé à l’Office de tourisme de Jarnac, est une initiation à l’art de la tonnellerie. Du fendeur de merrain au cerclage des douelles, le visiteur perçoit pourquoi le fût est au cognac ce qu’est l’alambic à l’eau-de-vie : essentiel puisque ses tanins lui donnent, au fil des ans, sa belle couleur ambrée !


Abbaye de Bassac
Abbaye de Bassac


    La piste qui mène à l’abbaye de Bassac passe par le champ de la bataille de Jarnac, qui opposa catholiques et protestants en 1569. Une stèle pyramidale rappelle la mort au combat du prince Louis 1er de Condé.
 
    L’abbaye de Bassac, fondée en 1002 et maintes fois rebâtie, souffrit de la guerre de Cent Ans puis des rivalités religieuses. En temps de paix, les moines cultivaient la vigne sur les coteaux à l’entour.


Gabare Saint-Simon
Gabare de Saint-Simon


    La gabare qui embarque ses passagers sur la Charente est le témoin flottant qui relie le village à son passé batelier. A Saint-Simon, la balade fluviale s’accompagne d’une visite du musée gabarier et des quais. Elle évoque l’époque où le sel, le bois, la pierre le cognac et les épices allaient et venaient  au fil de l’eau.

Pont de Vibrac
Pont de Vibrac


   

     De Bassac à Vibrac et de Vibrac à Angeac, la Charente se divise en formant des îlots propices aux baignades. D’un bras à l’autre, de vieux petits ponts en dos d’âne jouent à saute-ruisseau parmi les menthes et les roseaux.

Consultez nos liens utiles pour organiser votre séjour.


De Châteauneuf à Angoulême

Musée Rêve Auto Jeunesse
Musée Rêve Auto Jeunesse


     A Châteauneuf-sur-Charente, étape fluviale sur la piste, le Bain-des-Dames retient les amateurs de jeux d’eau, et les anciens chemins de halage font le bonheur des promeneurs. Mais les cyclistes sportifs opteront pour le parcours plus musclé de la “Gérard-Simmonot” qui grimpe à l’assaut des coteaux.
 
    Tout près de là, les bâtiments d’une propriété viticole de Mosnac, peu à peu transformée en musée, abritent une collection de voitures d’enfant à pédales.



Pêcheries de Saint-Simeux
Pêcheries de Saint-Simeux

   

    La piste qui rejoint le site perché de Saint-Simeux enjambe la Charente par un petit pont gracieux. Il surplombe d’anciennes pêcheries ou ”anguillards” aménagées depuis des siècles afin de procurer aux riverains un savoureux complément de nourriture. 

Eglise de Trois Palis
Eglise de Trois Palis




    Un écart sur la piste conduit à Hiersac, véritable porte du vignoble sur l’axe routier Angoulême-Cognac. Ce gros bourg viticole est le berceau d’une dynamique association de bouilleurs de cru, à l’origine des festives Bonnes Chauffes. 
 
    L’adorable église romane de Trois-Palis fait face à la chocolaterie artisanale qui marie les saveurs de la fève de cacao et des arômes du cognac. Pour pénitence de gourmandise, prolonger l’étape  en empruntant, de bief en passerelle, le chemin des éclusiers menant à la papeterie artisanale du moulin de Fleurac.   







Feuille à feuille


Le papier à la main est une tradition charentaise qui date du XVIe siècle. Le Moulin de Fleurac reconstitue une papeterie à l’ancienne, aux étendoirs garnis de feuilles qui sèchent à l’air libre.


Hôtel de ville d'Angoulême
Hôtel de ville d'Angoulême


     C'est en butant sur le rocher d'Angoulême que la rivière Charente s'oriente vers la mer et prend sa dimension de fleuve. A la fin du XVIIIe siècle, l'aménagement d'écluses à sas fait du port angoumoisin de l'Houmeau le "terminus" amont du trafic gabarier. A présent, les mini-croisières thématiques du bateau L'Angoumois évoquent les activités traditionnelles au fil d'escales papetières et viticoles.
 
Depuis le déclin de l'industrie papetière, qui avait assuré sa prospérité, la capitale administrative du département de Charente trouve un nouvel essor en jouant la carte de l'Image. Du festival international de la Bande dessinée au pôle Magelis, autour duquel se développent les nouvelles technologies de l'image et du film d'animation, Angoulême suscite les initiatives créatives.




Consultez nos liens utiles pour organiser votre séjour.


ImprimerFermer