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Le cognac et la pierre
L’itinéraire "le cognac et la pierre" trace son sillon à travers les niveaux géologiques du calcaire charentais. Car c'est sur ces coteaux crayeux, aptes à réverbérer la lumière solaire que la vigne développe toutes les qualités aromatiques et gustatives qui exhalent leur bouquet dans l'eau-de-vie de cognac.
Jalonné de vestiges gallo-romains, de châteaux, d'églises, de logis de maîtres et de fermes viticoles, l'itinéraire "le cognac et la pierre" chemine de porche en portail, au gré des distilleries et des chais noircis par les vapeurs d'alcool : cette évaporation qu'on appelle ici "la part des anges". | | |
 Marais de la vallée du Né |
Après Gémozac, l’itinéraire « le cognac et la pierre » marque une pause. Le visiteur retouve sa piste à partir de Cognac, pour découvrir les paysages de grande et petite champagne.
A Merpins, le chantier de fouilles de l’association Marpen s’attache à restaurer les vestiges de l’un des fiefs d’Isabelle Taillefer, détruit au cours de la guerre de Cent Ans. A une portée d’arquebuse, les marais de la vallée du Né recèlent un patrimoine faunistique et floristique spécifique aux milieux humides, mais difficile à observer. Les villages voisins d’Ars, pieds dans l’eau, et de Gimeux, au sec sur son coteau, possèdent un échantillonnage d’églises, de presbytères, de chapelles et de vestiges anciens dignes d’intérêt. En vigie au-dessus de Genté, la table d’orientation offre une vision panoramique imprenable.
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 Eglise Juillac le Coq |
Au gré des bourgades typiques et des hameaux épars, les propriétés font assaut d’opulence. A Salles-d’Angles, Angeac-Champagne, Juillac-le-Coq, Verrières, Ambleville et jusqu’à Roissac, ainsi qu’à Criteuil-la-Magdeleine, ce ne sont que belles fermes aux porches orgueilleux, logis et maisons de maîtres trônant au milieu des vignes. Au hasard des pistes de traverse, le visiteur que la curiosité aiguillonne découvre ça et là un pont romain, une fontaine à aqueduc, une poterne coiffée de mâchicoulis.
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 Porche charentais |
Les porches des domaines viticoles charentais indiquent l’importance de la propriété. Les plus anciens remontent au XVIIe siècle mais la plupart sont du XIXe siècle, avant que la crise phylloxérique ne refrène les élans bâtisseurs. La haute porte cochère, percée dans un mur fermant la cour, est accostée d’une porte piétonne, parfois de deux en signe de prospérité. Les fins limiers lancés sur le parcours des Etapes y déchiffreront une date gravée au fronton, accompagnée des initiales du maître des lieux, voire du nom entier.
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 Dolmen de Saint Fort |
Entre Salles-d’Angles et Verrières se dresse le dolmen de Saint-Fort-sur-le Né, qui regarde le vignoble et la vallée du Né. C’est le plus imposant des mégalithes de Charente, territoire riche de nombreuses pierres levées, à l’instar de celle, signalée à Saint-Même-les-Carrières.
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 Le Chemin Boisné |
De Merpins jusqu’au village de Viville, situé au sud de Châteauneuf, de nombreux tronçons de la voie romaine qui reliait Saintes à Périgueux servent de route de campagne ou de sentier de randonnée : c’est le Chemin Boisné. Nul doute que les Romains, bâtisseurs chevronnés, aient mis à bonne école les Gaulois charentais en leur inculquant le goût des belles pierres.
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 Château de Lignières Sonneville |
Bien que cerné de vignes, le bourg de Lignières-Sonneville doit son nom à la culture du lin qui, jadis, croissait sur les rives du Né. L’eau qui court autour d’un bel ensemble architectural — le château baigné de douves et l’église romane — compose un décor romantique qui sied aux parades amoureuses des couples de cygnes.
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Légataire universel de la tradition séculaire, Segonzac est aussi le berceau de l’Université des eaux-de-vie. A l’extérieur du bourg, une table d’orientation, couronnant l’un des coteaux les mieux offerts au soleil, veille à perte de vue sur les vignes.
“Nuits blanches en pays jaune d’or” des visites contées de l’été, itinérantes et passionnantes ; nuit chaude au cœur de l’hiver lors de la Nuit du cognac : la Grande Champagne ne s’endort pas sur ses lauriers. Au contraire, elle écoute battre son cœur et fait feu de son ardeur communicative.
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 Carrières de Saint Même |
A un jet de pierre de Segonzac, les carrières de Saint-Même, exploitées à ciel ouvert dès le Moyen Age, forment un impressionnant labyrinthe de galeries. La pierre de taille y fut extraite jusqu’au milieu du XXe siècle. La pierre de Saint-Même est présente dans la plupart des églises et des monuments de la région à partir du XIIe siècle. Elle figure aussi à Paris, sous les traits de la farouche Marseillaise de Rude, qui orne l’Arc de Triomphe. Le phare de Cordouan, la ville de Biarritz, celle du Cap en Afrique du Sud, et bien d’autres cités d’outre-Atlantique doivent à la pierre charentaise une part de leur prestige.
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 Eglise de Saint Preuil |
La perspective de l’église romane de Saint-Preuil, enchâssée dans son écrin de vignes est l’une des cartes postales emblématiques du pays de cognac. L’autre symbole, c’est celui d’une simple pierre, cachée au fond du bois de la Combe des Loges, à l’écart du village : cette stèle rappelle les “déserts” où les protestants se réunissaient la nuit, pour pratiquer leur culte au temps des persécutions religieuses. |
De l’église de Bouteville, adossée au vignoble — encore un fleuron de l’album photo — jusqu'au château en ruine, la piste emprunte une rue en pente bordée de murailles chenues. Le château, place-forte des comtes Taillefer au Moyen-Age, fut rebâti à la Renaissance. Démantelé de son trésor de pierre, il offre aux regards sa façade, ses pans de tours et son belvédère en terrasse. A ses pieds, les nobles ceps alignent leurs rangs serrés, pareils à de fidèles sujets. |
Eraville, Malaville… L'itinéraire suit les cailloux blancs d'étapes villageoises qui mènent à Nonaville, niché dans le giron d'une combe tapissée de vignes. Pour continuer le périple sur l'itinéraire "le cognac et la pierre" au pays du Sud Charente sans avoir à traverser la Nationale 10, on emprunte le tunnel qui plonge sous le flot de circulation de l'axe Bordeaux-Angoulême : la voie d'accès ressort de l'autre côté de la vallée, aux abords de Ladiville.
 Le Maine Giraud |
Le territoire du Blanzacais représente la porte d'entrée méridionale du vignoble de cognac. Ses terres blanches et son climat contribuent à la finesse et à la qualité d'une production locale jadis connue sous le nom de "Petite Champagne du Blanzacais". Depuis les chemins de traverse jusqu'aux lignes de crête, chaque détour offre un point de vue enchanteur. Ici, sur un logis remarquable, un peu plus loin sur un vallon dégagé. Quant aux propriétés viticoles, elles semblent retenir le temps derrière leurs grilles ouvragées. Alfred de Vigny séjourna dans son manoir charentais du Maine Giraud où le refuge de sa "tour d'ivoire" inspira ses plus beaux vers : "La Mort du Loup", "La Maison du Berger" et "La Bouteille à la Mer" comptent parmi les fleurons de la poésie romantique. Mais le poète fut aussi un vigneron avisé, prêtant grande attention à la distillation de son eau-de-vie, vendue au plus haut cours à des négociants de cognac. Situé sur la commune de Champagne-Vigny, le Maine Giraud appartient aujourd'hui à une famille de viticulteurs qui ouvre aux visiteurs la distillerie du domaine et le musée consacré à l'homme de lettres.
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 Eglise Saint Arthémy de Blanzac |
Les alentours de Blanzac sont semés d'églises romanes, dont certaines se distinguent par leurs peintures murales. Les fresques exceptionnelles de la chapelle templière de Saint-Genis de Cressac racontent, à l'instar d'une bande dessinée, la victoire des Croisés sur les Sarrazins. Les peintures murales de l'église Saint-Arthémy de Blanzac ont été découvertes et restaurées en 1998. |
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